Syndrome de glissement : Reconnaître les signes et agir rapidement

Vous accompagnez un proche avec des pertes de mémoire ? Ne restez pas impuissant face au diagnostic.
Recevez vos activités adaptées pour stimuler son cerveau à domicile, même si vous n’êtes pas professionnel.

Syndrôme de glissement : la descente aux enfers des personnes âgées qui diminue grandement leur espérance de vie et leur qualité de vie.

Le syndrome de glissement affecte de nombreuses personnes âgées. Il les rend dépendantes et peut les tuer rapidement.

J’aborde ce sujet car plusieurs lecteurs m’ont parlé de proches avec des symptômes semblables au syndrome de glissement. Ce phénomène est peu connu, et beaucoup hésitent à appeler un médecin en urgence, pensant que c’est une faiblesse temporaire.

Dépister rapidement un syndrome de glissement permet de diminuer le risque de décès, mais aussi d’augmenter les chances pour que la personne âgée retrouve l’autonomie qu’elle avait avant cet épisode. 

Pour vous aider préventivement face à ce fléau qui touche de bien trop nombreuses personnes âgées, je vais tenter de répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser.

Qu’est-ce que le syndrome de glissement ? 

Le syndrome de glissement est le changement important de comportement d’une personne âgée, alliée à une soudaine perte d’autonomie. 

La personne autrefois plutôt autonome n’a plus goût à rien. Elle ne veut plus non plus se laver, se lever, manger. À cela, s’ajoutent d’importantes angoisses. Cela peut par exemple être la peur de se retrouver seul. 

On la décrit souvent comme une personne âgée qui ne veut plus plus se battre.

La personne serait physiquement capable de se lever et d’aller seule aux WC par exemple, mais n’en est psychologiquement pas capable. Elle devient donc dépendante à tout niveau. 

Petit à petit, à force de ne pas bouger, de mal s’alimenter, de ne pas se soigner, la personne perd réellement en autonomie. Ses muscles s’atrophient, elle développe des infections… et peut aller jusqu’à décéder. 

C’est une véritable descente aux enfers.

Syndrome de glissement : combien de temps avant un décès ? 

Il n’y a pas de chiffre précis mais cela peut aller très vite ! 

En ne s’alimentant pas, en ne réalisant pas correctement ses soins (prise de traitement, soin de plaie, etc.), la personne accélère la dégradation de son état de santé.

Une partie de ces décès se fera par suicide. Le suicide est responsable de 3 000 décès par an chez les plus de 65 ans. 90% des suicides de personnes âgées sont en lien avec une dépression. Hors dans 60 à 70% des cas, les symptômes dépressifs ne sont pas diagnostiqués ou sont négligés.

85% des personnes âgées atteintes d’un syndrome de glissement décèderont malheureusement en moins d’un mois.

Qui peut être concerné ?

Le syndrome de glissement concerne principalement les personnes âgées. 

Le syndrome de glissement se développe en très grande majorité chez les personnes âgées venant de vivre un choc. 

En fonction de la personne et de la personnalité, ce choc peut avoir une nature différente. Toutefois, cela survient régulièrement dans certaines situations : 

  • après une ou plusieurs chutes. Plus la chute sera grave (en termes de blessure ou de temps passé au sol à avoir peur), plus le risque sera important. Toutefois une personne peut faire un syndrome de glissement même sans avoir souffert de fracture. Elle réalise que la chute est un risque et développe un blocage pour la marche, puis un syndrome de glissement. 
  • après une hospitalisation, un séjour en maison de repos, ou tout autre déménagement. 
  • après avoir guéri d’une maladie qui lui a semblé éprouvante. 

Toute personne âgée doit être surveillée après la convalescence d’une chute ou d’une maladie. Car même si elle semble aller bien juste après sa guérison, le syndrome de glissement peut s’installer quelques jours plus tard. 

D’autres évènements doivent vous pousser à surveiller le comportement de votre proche âgé : 

  • le décès d’une personne proche, 
  • l’éloignement d’un membre de la famille (syndrome de glissement provoqué par une sensation d’abandon).
  • interruption soudaine et involontaire d’une activité longtemps pratiquée

Les personnes atteintes d’Alzheimer peuvent aussi être sujettes au syndrome de glissement. Elles vivent de nombreux chocs, parfois à retardement. Par exemple, elles peuvent réapprendre la mort d’un parent. Se projeter à une période sombre de leur passé. Et revivre les choses aussi intensément qu’à l’époque.

Quels sont les symptômes d’un syndrome de glissement ? 

Le syndrome de glissement peut laisser penser à une dépression soudaine et intense. D’ailleurs, cela fait encore l’objet d’une réflexion au niveau international. Certains pays classent le syndrome de glissement comme une forme de dépression spécifique de la personne âgée, à évolution morbide. 

En effet, atteinte d’un syndrome de glissement, la personne âgée semble ne plus avoir goût à rien. Elle arrête ses activités de loisirs, mais aussi les tâches vitales. Elle maigrit, s’affaiblit, devient incontinente. Comme si elle attendait la mort. C’est une personne âgée qui ne veut plus se battre pour aller mieux, pour rester autonome, pour retrouver le goût à la vie.

Parallèlement, une angoisse importante peut s’installer. Ainsi, les personnes atteintes d’un syndrome de glissement peuvent avoir beaucoup de mal à rester seules. Elles peuvent également avoir très peur de la chute ou d’une maladie. Alors même que leur comportement les rend plus à risque de tomber et de s’affaiblir !

Voici des signes qui doivent faire penser à un syndrome de glissement

  • un désintérêt pour toutes choses, allant jusqu’à la clinophilie (fait de ne plus vouloir bouger du tout du fauteuil ou du lit, dans une passivité extrême)
  • un amaigrissement lié à une anorexie, car la personne n’a plus le goût de faire à manger, puis n’a plus le goût de manger du tout. Elle peut même aller jusqu’à recracher ou vomir son repas, si elle a été forcée à manger.
  • une fatigue importante
  • une déshydratation, liée à une absence de soif et de volonté de boire. Cette déshydratation favorise les infections rénales et urinaires, mais aussi les épisodes de confusions. 
  • une incontinence : car la personne ne se motive pas à aller aux WC dans les temps. Si elle porte une protection, elle peut ne pas voir l’intérêt de faire un effort pour aller aux toilettes et préférer rester humide jusqu’au change.
  • des troubles cognitifs, liés à la déshydratation, la dénutrition, la fatigue et la dépression
  • l’opposition aux soins, avec parfois de l’agressivité. 
  • un repli sur soi progressif allant vers une disparition complète de la communication. La personne commence pas ne plus aller aux activités habituelles, puis elle parle de moins en moins quand on lui rend visite. Jusqu’à ne plus rien dire et ne plus réagir du tout à la présence de l’autre.
  • Une faiblesse musculaire importante : le fait de se déplacer de moins en moins à un impact sur la personne. Très rapidement, elle est essouflée pour le moindre déplacement. Elle a la sensation de ne plus tenir sur ses jambes. 

Quelles sont les conséquences d’un syndrome de glissement ? 

Dans 85% des cas, le syndrome de glissement est fatal à la personne âgée ! 

Elle a en effet de gros risques de mourir d’une complication. Les infections peuvent en effet se multiplier, en lien avec l’absence de toilette et l’incontinence, mais aussi avec la dénutrition et l’épuisement du corps et de l’esprit. 

Ce chiffre est d’autant plus important que souvent les aidants ne se rendent pas toujours compte rapidement de la situation et hésite à alerter les soignants. Il faut en effet garder en tête que la personne âgée n’alertera pas d’elle-même son médecin ou son aidant. Elle est dans le refus du soin. Le syndrome de glissement peut être vu comme une forme de suicide inconscient. 

Dans les cas où la personne âgée ne décède pas, elle peut néanmoins garder une certaine forme de dépendance, même après guérison. En effet, une personne âgée déjà fragile n’arrivera pas forcément à entièrement récupérer après un alitement prolongé. Elle perd en masse musculaire, ce qui rend ses déplacements plus compliqués et donc toute activité devient pénible. Elle peut alors rechuter ou développer une dépression détachée d’un syndrome de glissement. 

Enfin, pris en charge rapidement, le syndrome de glissement peut également ne devenir qu’un vilain souvenir. Toutefois, l’aidant sera particulièrement vigilant à l’avenir si son parent subit à nouveau un choc important. 

Comment soigner une personne âgée atteinte d’un syndrome de glissement ?

soigner syndrome de glissement

Une orientation souvent tardive vers un professionnel de santé…

La première chose à faire face à un syndrome de glissement est d’alerter ! Mais ce n’est pas toujours si évident. 

Les aidants n’ayant pas toujours la possibilité de se rendre fréquemment chez leur proche, ils ne constatent pas la dégradation soudaine de son état de santé. 

Et même quand l’aidant se rend compte que quelque chose ne va pas… il est fréquent qu’il n’alerte pas de suite ! En effet, beaucoup d’aidants mettent ce changement d’attitude sur le dos d’un virus affaiblissant momentanément leur parent, ou sur celui d’une fatigue extrême. La personne âgée est tellement souvent malade que l’aidant ne veut pas déranger le médecin une fois de plus. Souvent, l’aidant se donne le temps de voir comment cela évolue. Cela, ajouté aux délais parfois importants pour avoir rendez-vous chez le médecin traitant… la personne âgée a le temps de glisser, de glisser… 

Si vous constatez donc un changement d’attitude important de votre proche âgé, peu de temps après un choc, et qui évolue rapidement… alertez le médecin traitant !  Il n’est pas disponible avant un moment ? Dans ce cas, faites intervenir SOS médecin ou les secours. Au pire des cas vous vous serez inquiété un peu hâtivement… mais il vaut mieux cela que l’inverse. Personne ne pourra vous reprocher d’avoir appelé les urgences parce que vous étiez inquiet face à un problème de santé qui vous semblait majeur et à évolution rapide ! 

Quels soins pour un syndrome de glissement ?

Si vous parvenez à identifier ce syndrome assez tôt, vous pouvez aider à stabiliser et améliorer l’état de votre proche. 

Mais cela demande beaucoup d’énergie car la personne n’est pas volontaire, elle ne pense pas avoir besoin d’être aidée. C’est une personne âgée qui ne veut plus se battre pour aller mieux.

Si vous pouvez être entouré.e, cela vous permettra de vous répartir les missions mais aussi d’avoir quelqu’un à qui parler. Ce n’est pas facile de gérer seul les émotions d’une personne qui n’a plus le goût de vivre. 

Comment aider une personne à un stade précoce du syndrome de glissement ?  

  • Respecter la personne âgée en syndrome de glissement

Nier les émotions de la personne ne fera pas partir ces émotions. Si votre proche ne veut plus se battre, s’il a un certain ennui de la vie, il ne faut pas lui dire de fermer les yeux sur ces émotions. Par contre, vous pouvez lui demander de vous parler de ce qui cause cette dépression. Une douleur ? La solitude ? Le manque de projet ? Si vous l’écoutez, la personne se sentira moins seule. Si vous savez contre quoi vous luttez, vous serez aussi plus efficace dans votre proposition de solution. Et si la personne voit que vous apportez des changements dont elle avait vraiment besoin, alors peut-être retrouvera-t-elle espoir que sa situation ne soit que temporaire.

  • La rassurer.

Votre proche est anxieux. Cela peut le bloquer pour réaliser certaines activités et cette perte d’autonomie peut le déprimer… ce qui, dans le cadre d’un syndrome de glissement, accentue sa perte d’autonomie.

S’il a peur des chutes, parlez-en au médecin. Il pourra prescrire de la kinésithérapie pour faire un bilan d’équilibre, réaliser quelques séances de rééducation à la marche.

Le passage d’un.e ergothérapeute permet de recevoir des conseils personnalisés pour éviter les chutes. Cela peut être pris en charge par certaines mutuelles ou caisse de retraite. Sinon, vous trouverez des conseils en cliquant ici. 

S’il a peur d’être seul, rappelez-lui que vous êtes-là et que vous ne l’abandonnez pas. Passez plus souvent, téléphonez. Appelez des amis avec-lui pour organiser des rencontres, emmenez-le à l’extérieur pour qu’il voit du monde. Le temps qu’il prenne l’habitude de le faire seul. 

S’il a peur des hospitalisations, faites-lui réaliser que son comportement risque justement de l’amener à s’affaiblir et à être hospitalisé. S’il a vécu une mauvaise expérience à l’hôpital, proposez-lui d’opter plutôt pour un autre hôpital ou une clinique s’il y avait de nouveau besoin. 

  • L’aider à manger

Il est plus difficile de manger quand nous sommes seuls. N’hésitez pas à lui proposer de manger avec vous ou un autre membre de votre famille. Ou de vous appeler au téléphone ou en visio pendant le repas. 

La routine au niveau des repas peut aussi être lassante. Il y a sûrement pleins d’aliments et de recettes que votre proche n’a jamais goûté. Lui faire découvrir lui montre qu’il y a encore des choses qu’il peut découvrir à son âge. 

Vous pouvez également lui proposer des parts de repas que vous cuisinez pour vous, et qu’il ne cuisine pas pour lui (on se fait rarement une blanquette quand on est seul). Ou des aliments qu’il adore mais ne s’offre pas (pour économiser, parce qu’il attend une bonne occasion, etc.)

Sans aller jusqu’à le mettre en danger (s’il est diabétique notamment), soyez plus souple sur son alimentation. L’important c’est qu’il mange et boive. Tant pis si ce n’est pas équilibré, ce sera rattrapé plus tard. Quand il y a syndrome de glissement, il y a une urgence vitale pour que votre proche se nourrisse. Il arrivera d’ailleurs plus facilement à grignoter qu’à manger une grosse assiette.

  • Proposez-lui de sortir

Comme elle est faible, prévoyez un fauteuil roulant ou une toute petite marche. Même sur un banc devant chez elle, prendre l’air peut faire du bien.

  • Proposez-lui des activités

Elle va sûrement répondre qu’elle est fatiguée. Si vous réalisez l’activité devant elle, soit elle vous imitera et participera, soit elle s’occupera en vous regardant.

Il faut à tout prix casser sa routine. Lui montrer qu’il y a encore des choses intéressantes à faire ou à voir.  

  • Aidez-la à prendre soin de son apparence

Proposez votre aide pour le rasage, de faire un soin des mains ensemble, offrez-lui son parfum préféré. Se sentir bien dans sa tête passe aussi par se sentir bien dans sa peau.

On se sent de meilleure humeur quand on aime le reflet renvoyé par le miroir. 

Dans le cas d’un syndrome de glissement, la personne peut déprimer en voyant les conséquences du temps sur son apparence. Proposez-lui des soins du visage, du maquillage, une séance coloration-permanente chez le coiffeur où à la maison, etc.

Je me souviens d’une superbe journée avec ma mamie, où je lui avais réalisé une couleur pour ses cheveux et mis du vernis. C’était un beau moment qui lui a donné le sourire pendant deux-trois jours. Et qui me donne encore le sourire des années plus tard. 

  • Donnez-lui les coordonnées d’un professionnel au cas où elle souhaiterait parler à une tierce personne. 

Il existe des professionnels qui consultent par téléphone, des numéro verts pour joindre des bénévoles formés à écouter la détresse des personnes qui appellent, etc. 

Si le syndrome est déjà bien installé.

Dans la majorité des cas, la personne âgée sera hospitalisée.

L’état général de la personne âgée est souvent très mauvais au moment où les soins peuvent commencer. Il est donc important de surveiller la personne à chaque instant. La famille, déboussolée et ne reconnaissant pas son proche, se retrouve déstabilisée à domicile. Comment soigner une personne qui s’oppose aux soins ? Nourrir quelqu’un qui vomira son repas ensuite, s’il n’envoie pas simplement l’assiette au sol ?

Par ailleurs, hospitaliser la personne permet de faire différents examens de santé qui permettront d’être certains du diagnostic, mais également de surveiller l’état général de la personne. 

En établissement, la prise en charge est globale. 

Dans un premier temps, il faut faire face à l’urgence :

  • réalimenter et réhydrater la personne malade, avec ou non une alimentation par perfusion en fonction de l’état de la personne. 
  • soigner ses éventuelles infections.
  • traiter la sphère urinaire et sphinctérienne en fonction de la situation (sonde, lavement…)
  • prévenir et soigner les escarres liées à la dénutrition et aux appuis prolongés
  • stabiliser les autres troubles de la personne âgée, qui a potentiellement cessé de prendre les médicaments qu’elle prend pourtant depuis des années pour une maladie sans rapport avec le glissement. 

Mais pour que la personne guérisse totalement après un syndrome de glissement, il faudra également :

  • rééduquer la personne à l’effort, notamment si elle est cardiaque. En effet, ce manque d’activité prolongé ainsi que la dénutrition impacte la masse musculaire. Il devient difficile de tenir sur ses jambes, de rester debout de façon prolongée, de porter des objets, se baisser…
  • mais aussi et surtout de veiller au rétablissement psychologique de la personne âgée. Il ne faut pas oublier que la dépression est un symptôme majeur du syndrome de glissement, qui a été causé par un choc. Un suivi de l’état psychologique de la personne est donc indispensable. 

Pendant le temps de l’hospitalisation, l’aidant pourra organiser un retour à domicile en toute sécurité. Pour cela, il pourra mettre en place des aides au domicile le temps que la personne retrouve son autonomie (aide à la toilette, au ménage, présence d’une aide de vie lors du repas, etc.).

Il pourra également s’organiser avec les autres aidants pour être disponible pour la personne âgée à son retour et mettre en place les conseils que j’ai donné plus haut concernant les stades précoce de syndrome de glissement. En effet, à son retour la personne âgée sera encore fragile et il faudra du temps avant qu’elle retrouve la santé, le moral et ses repères. 

Syndrome de glissement : combien de temps pour s’en remettre ?

Cela dépendra de l’importance du syndrome de glissement, de l’entourage de la personne et de sa personnalité. 

Le syndrome de glissement peut prendre fin assez rapidement (en une semaine, parfois). Mais malheureusement, il est bien plus long de se remettre de ses conséquences.

Si la personne âgée retrouve le goût à la vie et l’envie de se battre, elle s’est épuisée durant son syndrome de glissement. Elle doit retrouver un poids correcte, se muscler à nouveau et retrouver de l’énergie. Cela peut prendre du temps.

Il faut également garder en tête qu’il y a malheureusement 15% de rechute, et donc qu’il faut faire très attention aux réactions de son proche au moindre rhume ou choc psychique.

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145 commentaires

  1. Bonjour,
    Ma maman était en EHPAD depuis bientôt 5 ans. Elle s’y plaisait bien. Je lui rendais visite régulièrement et la ramener auprès de mon papa tous les dimanches.
    Après le décès de mon papa en 2017, j’ai continué les visites et le retour au domicile du dimanche. Ma maman était dynamique, se balader beaucoup à la maison de retraite, aller avec faire les courses, adorer les sorties.
    Elle a eu beaucoup de mal à supporter le confinement.
    Malheureusement, le 18 juin 2020, elle a fait une fausse route et elle a été hospitalisée 15 jours. Il fallait demander l’autorisation pour aller la voir et mes frères et soeur n’ont pas été sauf un de mes frères 1 fois.
    Après son retour, elle était très affaibli, ne pouvait plus se lever seule. Le 14 juillet, elle m’a dit qu’elle en avait marre et qu’elle voulait partir. J’ai appelé le médecin le lendemain qui l’a trouvé bien. Elle avait eu ce jour là un petit regain d’énergie. Mais elle est partie 5 jours plus tard. Je n’ai pas eu le temps de lui dire tout ce que j’aurais voulu encore lui dire et on avait encore plein de choses à faire ensemble. La seule consolation que j’ai, c’est d’avoir était présente pour elle.

    1. Bonjour, oui c’est tellement violent et rapide ce syndrome.
      Le confinement a été très très dur. Ma mamie a aussi été hospitalisée à ce moment-là, avec visites interdites. Ca a été terrible cette période COVID.
      Je comprends qu’il s’agissait de protéger les professionnels et les patients du COVID et que les décisions ont du être prises rapidement, et sans forcément avoir de matériel ou la quantité de professionnels suffisants pour faire mieux.

  2. J’ai 85 ans, portée à la tristesse. Je me bats pour garder goût à la vie, mais il y a des jours où je n’y arrive pas. Le syndrome du glissement me guette, peut-être…

  3. Ma mère a 97ans et vit en Ehpad depuis 2 ans .Elle a quasiment perdu la mémoire et à chaque visite je dois lui refaire un historique familial ! Elle avait du mal à se déplacer mais se douchait seule , allait aux toilettes et prenait ses repas avec les autres pensionnaires. Après une chute début octobre elle a été hospitalisée 3 jours . On lui a perdu son dentier à l’hopital . Absente durant 3semaines je l’ai retrouvée complètement grabataire , avec des protections , nourrie à la cuillère , très amaigrie et absente à tout. On la douche au lit !! Je suis désespérée de la retrouver aussi rapidement diminuée et sans réaction du personnel ! Elle réclame la mort sans cesse et je crains de la voir se laisser mourir . Que faire?

    1. C’est très difficile de redonner l’envie de vivre à une personne qui l’a perdu.
      Elle n’a plus de prothèse dentaire en ce moment ? Si c’est une personne qui aimait manger, cela doit être difficile pour elle. Et si elle n’a pas l’appétit, c’est une réaction en chaine car elle perd en force et en vitalité, donc en fait de moins en moins et déprime de ne rien faire. Ce qui coupe l’appétit…
      Vous pouvez lui apporter de bonnes choses à manger adaptée à son régime alimentaire (vérifier qu’il n’y a pas de fausses routes). Lui proposer de s’asseoir au fauteuil pour manger (ca changera du lit). Lui proposer des soins de coquetterie (la douche au lit c’est assez rudimentaire).
      Et être présente +++
      Au moins pour n’avoir aucun regret.

  4. Un exposé très clair et complet qui fait bien le tour de cet état. Il faut être très motivé et énergique pour faire face car l’aidant doit vouloir pour la personne… qui ne veut plus.

    1. Oui c’est très difficile d’aider une personne en syndrome de glissement. Il faut avoir beaucoup d’énergie et de temps. De la motivation. Et beaucoup de patience car la personne refuse souvent ce que l’on a mis du coeur à proposer. Mais à la fin, si la personne arrive à s’en sortir, cela valait le coup.
      Pour un aidant seul, c’est très très compliqué. Tout l’entourage devrait être sollicité dans une situation pareille.

  5. bonjour , effectivement , ce soucis entrant en psychologie , peut sur une personne âgée
    mettre en décompensation un organisme en vieilissement .
    ce syndrome de décompensation intervient sur surtout une prise de conscience d’une personne a sa propre vieillesse car qui peut aimer se voir vieillir avec tous les soucis de santés plus ou moins lourds PERSONNE ou alors être dans le dénie ce que sont assez
    souvent les presonnes âgées , une conséquence physique , une maladie , un événement assez rapide et brutal peut a ce titre mettre la personne jusqu’ici en perte de notion brutalement en face de sa réalité soit sa vieillesse le choc total tout comme après une chute meme sans conséquences physiques , la personne prend réalité qu’elle est vieille a quelques troubles pour marcher , et ou a du mal a ce déplacer
    ceci mettant un repli total sur soi même éventuellement par protection et par ressenti que
    plus rien ne va ! le commencement donc de la fin
    Ma mère est actuellement hospitalisée sur cette hyptohése d’un effet de glissement soit décompensation physique sur choc émotionnel mettant ruputure totale avec son environnement sont état étant assez dénutri et déhydraté avec des analyses pas excellentes mettant doute sur pathologies , elle a donc été hospitalisée .
    Elle en en chambre particulière infirmières venant toutes les 3 heures , l’une le matin pour la toilette , ensuite pour le petit déjeuner , le midi et a 4 heures sur les visites
    une seule fois vu le médecin lors de son intégration , ce dernier venant la consulter me mettant contraint de partir car rien pour s’assoir dans le couloir , donc pas eu l’occasion ensuite d’avoir une idée réelle sur son intégration mettant cela sur une remise en condition de son état pour ensuite faire examens plus approfondis .
    la visite de cet après mlidi m’a laisser un sentiment après 8 jrs d’hopital , ici d’un ordre de départ sentant que l’équipe dé l’hopital est là pour l’accompagner non pour soigner
    ma mère étant dans la forme totale du repli sur elle meme en sommnolence dans son fauteuil et pensant être a la maison non hopital
    aucun éléement médical entre les mains ! je me dois donc de suivre pour la santé de ma mère ce qui est , car je pense qu’il n’ont pas tenu compte de l’état de volonté altérée de ma mère sur le formulaire d’entrée pour désigner personne de confiance afin d’émettre avis médicaux et résumé a défaut il faut un curateur ou membre famille désigné comme tel
    pour accès aux infos médicale seul un avis m’a été adressé d’un rendez vous pour scanner en autre hopital et aucun a vis médical depuis sur cet examen .

    soit sur cette vue et suivi , le placement sera surement fait , contre la volonté de ma mère et la mièenne , et suite a discorde familiale la curatellle n’a pas pu être faite donc aucun regard et droit abusif ou rien compris la famille ayant action d’aidant a le droit
    d’être informé de l’état du parent dont il a la charge et dont il est le seul a le faire car
    souvent sur les personnez âgés l’état de déni total met en isolement total des équipes
    sociaux medicales mettant seul le proche aidant a devoir tout prendre pour lui
    sur accompagnement laissant trace physique ! voir décès ou suicide pour certains

    la vieillesse devrait être un instant magique entre déjà une autre réalité de vie
    par le spirituel lui fonctionnant , les liens familiaux si ils ont été bons voir autre liens
    si moins , la dégradation physique psychique liée a la première met un état
    totalement autre qu’une fin douce paisible permettant de tisser les dernier instants de partage de vie
    vivement des méthodes aures que le médical , ou un médical autre comme un vaccin
    ou implant cellulaire a partir des premier âges de déclin bloquant mais surtout ralentissant la vieillesse avec les déclins qui suivent sinon oui on va vers soleil vert aussi
    ceci est fort possible ce dans les années a venir 2050/2060 surtout si la planère change totalement mais la science fiction reste encore fiction nous permettant de faire au meilleur pour apporter ce meilleur de restant de vie et de ces instants de vie !

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